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Interview de Sidonie BONNEC, Dans un monde à part sur M6: 'Cette expérience a changé ma vie'
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Sidonie
BONNEC

Dans un monde à part sur M6: 'Cette expérience a changé ma vie'

 “Dans un monde à part  mercredi 30 juin à 22h30 sur M6

En décembre 2009, Sidonie Bonnec a embarqué 3 semaines sur le “André Leduc” pour découvrir le monde des pêcheurs de grands fonds entre l'Écosse et l'Islande.
Un chalutier, 15 pêcheurs, une femme à bord.
Cette immersion “Dans un monde à part” est un programme d'aventure et de découverte.
En partageant cette vie éprouvante au quotidien, Sidonie
Sidonie Bonnec montre les hommes de la mer comme on les a rarement vus. Elle gagne leur confiance, “mérite” d'être à bord en surmontant la terrible épreuve du mal de mer et réussit à obtenir des témoignages forts de David le capitaine, Thierry le second, Sandy, Christophe ou Sylvain, matelots.

Elle revient pour Télé en Boite sur cette aventure qui a changé sa vie !

"Une semaine avant d'embarquer, j'ai fait d'horribles cauchemars... qui, peu de temps après, sont devenus réalité !"

Pourquoi avez-vous accepté cette expérience?
Ce documentaire était mon idée. Je souhaitais m'immerger dans une communauté fermée, inconnue, intrigante….  J'adore être plongée dans un monde à part et devoir m'adapter, apprivoiser mon sujet... et pour cette expérience, 15 marins en l'occurrence !

Est-ce la journaliste qui a ressenti et vécu l'expérience ou la femme?
Les deux ! Je suis inextricablement les deux ! Durant ce genre d’expérience, il est impossible de dissocier le professionnel de l’humain. L'expérience était tellement forte physiquement et émotionnellement que je ne pouvais être seulement Sidonie Bonnec la journaliste.

Aviez-vous des craintes avant le démarrage de l'aventure? Lesquelles ?
Naturellement ! J'avais très peur du mal de mer ! Il faut dire que tout mon entourage m’en parlait… je n’embarquais pas juste pour une ballade en mer, mais bel et bien sur un chalutier avec 15 pêcheurs pendant 3 semaines.
Une semaine avant d'embarquer sur le chalutier, j’ai d’ailleurs commencé à faire d'horribles cauchemars... qui, peu de temps après, sont devenus réalité !

et pendant?
Pendant le tournage, ma crainte principale a été de ne pouvoir faire mon travail de journaliste. J'étais tellement malade, terrassée par le mal de mer, j'ai mis du temps à pouvoir sortir de ma cabine pour rencontrer les marins. Après, une fois que je tenais debout, je devais me méfier sans cesse des mouvements du bateau qui me projetaient d'une porte à un mur...

Vous étiez la seule femme à bord, comment l'avez-vous géré? Avez-vous été intégré facilement?
Je suis à l'aise avec ma féminité ! Mais il est vrai que les marins, eux, ne sont pas habitués à accueillir une femme à bord (ça porte malheur !). Je n'ai pas été intégrée tout de suite, il a fallu que je passe du temps à boire des cafés au réfectoire, à travailler avec eux sur le pont, à l'usine…. Et puis leurs coeurs se sont ouverts!

Quelle était votre mission à bord?
Ma mission à bord était de m'intégrer pour découvrir le quotidien de ces hommes qui mènent une vie à part, difficile, coupée de tout. Je devais m'intégrer et les écouter pour pouvoir recueillir leur parole et leurs émotions. C'est une mission accomplie !

Votre meilleur souvenir ? Et le pire?
Mon meilleur souvenir est la bataille d'eau sur le pont avec le capitaine David et le second Thierry. Ce fut un grand moment de relâchement et de complicité !
Mon pire souvenir est sans hésiter, les premiers symptômes du mal de mer... c’est tout simplement inoubliable ! J’ai eu l'impression de mourir. 

Votre bilan …
Cette expérience a changé ma vie. Je pense qu'elle changera celle des téléspectateurs aussi !
 
Retenteriez-vous l'aventure?
Je veux repartir le plus vite possible !

Un nouvel épisode se prépare t-il?
C'est en cours... mais je ne peux pas en dire plus !

 

Propos recueillis par Emeline Fontaine
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