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20:45 JEUDI 9 AVRIL 2009 SUR TF1
R.I.S POLICE SCIENTIFIQUE
Episode sous haute tension pour les enquêteurs de R.I.S POLICE SCIENTIFIQUE, chargés - une fois n'est pas coutume - de sauver un des leurs. Emotions, rebondissements, effets spéciaux... Cercueil volant place Aurélie Bargème au centre d'une intrigue mortelle. Elle raconte...
C'est un épisode assez spécial pour votre personnage... Quelle réaction avez-vous eue en lisant le scénario ?
Je l'ai trouvé très ambitieux ! L'histoire sort de l'ordinaire avec cet avion mystérieux qui revient d'Afrique. Forcément, j'ai lu le scénario avec excitation, en pensant à cette femme au bord de la mort et aux nombreux effets spéciaux. Mais j'ai également été angoissée, en me demandant si tout cela allait être réalisable. Au final, c'est réussi.
Vous êtes au centre de l'intrigue, avez-vous eu un trac supplémentaire ?
Un trac apparaît lorsque l'on doit jouer à la fois dans le registre de l'émotion et du physique, avec notamment une scène de crise d'épilepsie. Cela est plus complexe que de donner des résultats d'analyses (rires). Mais être au cœur de l'histoire ne m'apporte pas de trac majeur ; je fais confiance au réalisateur Christophe Barbier, aux autres comédiens et aux monteurs.
Comment vous êtes-vous préparée ?
Se documenter sur un rôle est un passage obligé pour moi. J'ai donc fait un tour sur Internet pour glaner quelques informations sur le virus Ebola, ses symptômes et ses malades. J'ai également visionné le film Alerte avec Rene Russo et Dustin Hoffman, dont l'histoire est quasi-similaire, autour d'un virus très largement inspiré d'Ebola. J'ai ensuite regardé des vidéos de crises d'épilepsie, pour voir comment jouer physiquement cette scène difficile.
Cette scène vous a donc marquée ?
Oui, car mobiliser tous ses muscles est très éprouvant et fatiguant. Il faut penser à tout : ne pas se faire mal aux vertèbres et à la tête, tout en étant contractée. D'ailleurs, nous n'avons fait que trois prises, pour ne pas m'épuiser inutilement.
Y en a-t-il eu d'autres ?
Jouer une femme très malade est paradoxalement assez jouissif (rires) ! Pour une fois, les maquilleurs nous rendent moches, à renfort de cloques sur le corps. Plus sérieusement, ce sont évidemment des scènes très marquantes, tout comme celle où je suis au téléphone avec mon enfant. Nous l'avons mise en boîte en fin de journée, après un tournage éprouvant. L'émotion est venue toute seule. Je n'ai pas l'habitude de jouer des moments aussi forts dans la série.
Etes-vous du genre à vous dire « Et si c'était vrai » ?
Non, je fais très bien la différence entre fiction et réalité. Je compartimente et ne m'identifie aucunement au personnage. En revanche, dans mon jeu, je fais appel à des choses personnelles pour être plus crédible.
Tourner avec des animaux n'est jamais facile...
En tant que fan invétérée des animaux, j'y ai pris beaucoup de plaisir. Si je n'étais pas comédienne, je serais partie m'occuper des gorilles en Afrique ; il n'y a donc eu aucun problème avec ce singe (rires) ! Il était tellement gentil que nous avons même dû un peu tricher pour qu'il m'attaque. Cela reste un très bon souvenir.
Vous venez du théâtre, recherchez-vous ce type d'adrénaline à la télévision ?
Ce sont deux mondes différents, et je ne recherche pas la même chose. La caméra apporte une instantanéité de l'action et de l'émotion. Voir le résultat d'une scène, sublimée par la lumière et le montage, reste exceptionnel... Au théâtre, le contact avec le public est indescriptible. Les comédiens peuvent faire grandir leur émotion tout au long de la pièce. J'ai réellement besoin des deux.
D'ailleurs, vous venez de racheter un théâtre...
Oui, je vais progressivement mettre ma participation à R.I.S entre parenthèses afin de m'occuper du Théâtre Michel, que je viens d'acheter avec Didier Caron. Je n'abandonne pas pour autant la comédie, qui reste mon métier, mais je me crée un nouveau défi. En ce contexte de crise, j'ai envie de donner un ton amusant à la création théâtrale parisienne. Quoi de mieux que ce théâtre à l'italienne de 1906, qui dormait depuis quelques années ?